Ton corps est à toi, à toi seule

C’est une extravagance de nos parents que ces prédictions de malheurs dans la voie du libertinage ; il y a des épines partout, mais les roses se trouvent au-dessus d’elles dans la carrière du vice ; il n’y a que dans les sentiers bourbeux de la vertu que la nature n’en fait jamais naître. Le seul écueil à redouter dans la première de ces routes, c’est l’opinion des hommes ; mais quelle est la fille d’esprit qui, avec un peu de réflexion, ne se rendra pas supérieure à cette méprisable opinion ?
(…)

Fouts, Eugénie, fouts donc, mon cher ange ; ton corps est à toi, à toi, seule ; il n’y a que toi seule au monde qui aies le droit d’en jouir et d’en faire jouir qui bon te semble.

 Donatien Alphonse François de Sade – La Philosophie dans le boudoir

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