Journal d’une Camgirl #303 – Summer is cuming

Précédemment dans le Journal d’une Camgirl : des cadeaux dans ma boîte aux lettres et des tips sur ma room pour un anniversaire tout doux. La vie de camgirl me convient en ce moment et l’été s’annonce doux et tranquille.

J’ai commencé le mois de juin en live avec Méthylène, une huile de massage et un bodywand. Un show plutôt sympathique et très agréable  (car j’ai eu un énorme orgasme hé oui), mais qui me fait quand même remarquer que depuis quelques temps, ce n’est plus aussi rentable qu’avant de faire des shows en duo : je gagne autant de tokens, parfois plus même, en diffusant seule. Ce n’est pas très grave en soi, c’est sûr, je ne le fais pas pour l’argent uniquement, mais quand même, c’est dommage. Un show en duo a le mérite de changer un peu des live habituels. Je ne suis pas très créative et la plupart de mes apparitions se résument à du très classique (déshabillage, sextoy connecté, orgasme).

ninetwenty camgirl carmina méthylène

J’essaie quand même parfois de changer un peu de style ou d’ambiance, c’est pourquoi j’ai tenté un show ambiance Hellfest avec tenue adaptée et playlist metal (ça change de Drunk in Love de Beyoncé, toi même tu sais si t’es camgirl). J’ai également tenté plusieurs fois de diffuser sous la douche (mais c’est vraiment pas pratique), ou de faire des jeux (mais je suis trop occupée, enfin fainéante, pour avoir le temps de préparer quelque chose de correct). Puis j’ai aussi fait des shows en pyjama, en pin up, habillée normalement, avec un gros sextoy, un petit, un moyen, un connecté. Bref, le métier de camgirl est comme tous les autres un éternel recommencement (mais avec un bonus : des orgasmes à chaque fois). Je n’en suis pas lassée, loin de là, mais j’aimerais un peu me renouveler. Heureusement, l’interaction avec les gens étant toujours différente, variée et enrichissante, chaque show apporte quelque chose, même si le fond souvent, reste le même.

camgirl ninetwenty showcap

Parallèlement à tout ça, bien que je n’en parle pas toujours ici, j’ai une vie active complète. Depuis que j’ai commencé la webcam j’ai presque toujours travaillé à côté. Cela n’a jamais été ma seule ressource financière. J’écris, comme vous le savez sans doute, pour Le Tag Parfait, souvent sur les problématiques liées à la webcam justement, par exemple les déclarations de revenus, ou encore sur les personnes qui font de la modération gracieusement sur les tchatroom. J’ai aussi pris un travail à mi-temps en avril, ce qui fait que je ne suis plus uniquement en freelance et que je dois me rendre au bureau plusieurs fois par semaine. Cela m’a obligé à changer certaines choses dans ma façon de m’organiser pour les liveshow, mais pour l’instant ça se passe bien. J’ai un énorme avantage dans ce travail par rapport aux autres : mes patrons et collègues connaissent mon parcours dans la webcam et n’ont aucun souci avec ça. Clairement, ça enlève un poids énorme de mes épaules et ça me fait sentir soutenue quelque part. C’est très positif.

Entre le travail, les vacances, les live et l’écriture, l’été 2016 passe rapidement. Je continue à faire des photos en tant que modèle et je m’entraîne à faire des auto-portraits car je dois toujours envoyer des images aux gagnants de mon concours d’anniversaire (du mois de mai oups). Heureusement ils me connaissent et savent que je tiens toujours mes engagements, même si c’est trois mois après (oui bon 6, ok).  Et puis, je reçois encore régulièrement des demandes d’interview auxquelles je donne presque toujours suite, surtout si elles sont à l’écrit. Je cherche encore à éviter la télé malgré tout pour éviter que ma famille découvre mes activités annexes. Cela dit, répondre à des interviews c’est une activité très chronophage, pour laquelle je ne suis pas payée évidemment et qui commence à être compliquée à caler dans mon emploi du temps.

téléphone

« Oui je suis camgirl tout à fait ! »

Parmi ces demandes d’interviews, l’une d’elles à retenu mon attention, mais pas pour les bonnes raisons au départ. Un jour du mois d’août, je reçois un énième mail d’un énième reporter masculin qui souhaite parler des camgirls. En fait, il a lu mon blog et il voudrait faire un reportage qui serait centré dessus, comme  un mini-documentaire.

Pour tout vous avouer, je suis un peu dégoûtée. Cela fait quelques mois que je me farcis des documentaires à tout va pour essayer de les décortiquer et d’en savoir plus sur la manière dont ils sont faits, car j’ai envie d’en réaliser un, depuis que j’ai vu Camgirlz de Sean Dunne l’année dernière. Je sais je ne l’ai jamais dit, mais je n’avais pas envie qu’on me pique l’idée. Et voilà, là quelqu’un va me doubler.

J’ai quand même accepter de le rencontrer car je le sentais sincère dans sa démarche. L’interview se passe bien. On parle pendant plus d’une heure. Mais je finis par lui avouer que d’une part, je n’ai pas très envie qu’un documentaire soit centré sur moi, car je ne suis pas camgirl professionnelle et que je suis loin d’être la meilleure, que je ne suis pas une référence et que d’autres sont plus intéressantes que moi (tiens ça faisait longtemps). Puis je lui confie que d’autre part, j’ai envie de faire mon propre documentaire donc ce ne serait pas logique d’aider quelqu’un à en faire un plutôt que de travailler sur le mien.

Il ne s’est pas démonté au contraire. Il a juste répondu : « Et si on le faisait ensemble ? »

La suite au prochain épisode…

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